J'AIMERAIS QU'IL EXISTE DES ROUTES

1998
Acier, plaques émaillées
Commande publique, OPAC, Paris


Conception et réalisation d’une œuvre composée de textes et de poèmes empruntés à Georges Perec, Fernando Pessoa, Eugenio d’Ors.
Commande de l’OPAC de Paris pour un petit jardin situé entre deux bâtiments construit par les agences Viguier et Testas/Le Boursico.

J’ai recherché dans mes lectures favorites des textes se composant d’une phrase associée à l’image, au souvenir, à la rêverie de paysages lointains. Les mots découpés dans une tôle d’acier puis peint en jaune d’or, sont placés en bordure du chemin qui traverse le jardin.
A travers ces lectures j’ai choisi des poèmes associés à l’univers du jardin : une succession de poèmes inscrit sur des plaques émaillées rouges sont dispersés dans la végétation.

Textes des bordures :

Ecrire - essayer méticuleusement de retenir quelque chose, de faire survivre quelque chose - arracher quelques bribes précises au vide qui se creuse, laisser, quelque part, un sillon, une trace, une marque ou quelques signes. Georges Perec

Que j’aimerais consacrer ma vie à la construction d’une route commençant en plein milieu d’un champs, et allant se perdre au milieu d’un autre, une route qui, prolongée, aurait son utilité, mais qui resterait à jamais, sublime, une moitié de route. Fernando Pessoa

Les jardins botaniques représentent le dimanche d’un siècle, las de six jours de travaux, de Manufactures, d’Arsenaux, de Forteresses, de Ponts,D’Académies, de Salines. Eugenio d’Ors

J’aimerais qu’il existe des lieux stables, immobiles, intangibles, intouchés et presque intouchables, immuables, enracinés ; des lieux qui seraient des références, des points de départ, des sources. Georges Perec